Chimay : mouflons importés illégalement, la justice tranche.


05 février 2026

Direction la forêt de Chimay, au cœur d’une affaire qui rappelle une règle simple : on ne joue pas avec la nature. En 2019, une vingtaine de mouflons (sorte de moutons sauvages) sont relâchés dans un bois de la région. Ces animaux, originaires de l’étranger, n’ont rien à faire là : le mouflon n’est pas une espèce naturelle des forêts wallonnes. Surtout, aucune autorisation officielle n’a été demandée ni obtenue pour cette introduction. Normalement, on trouve ces animaux en Corse, en Sardaigne, ou en région montagneuse. Pas en Wallonie.

Avec le temps, le troupeau grandit pour atteindre près de 200 animaux. Résultat : des arbres écorcés, des plantations détruites, et une pression trop forte sur l’écosystème, au détriment d’espèces locales comme le chevreuil ou le sanglier. Les experts ont également pointé de graves problèmes de bien-être animal : ongles déformés, maladies, cornes poussant de manière anormale, parfois jusqu’à blesser les animaux eux-mêmes. La forêt wallonne n’est tout simplement pas adaptée aux besoins des mouflons.

La justice est donc intervenue. Cette semaine, la cour d’appel de Mons a condamné le responsable à une amende pouvant atteindre 100 000 euros, avec un sursis partiel. Elle lui impose aussi une mesure forte : remettre en état plusieurs centaines d’hectares de forêts et faire disparaître les mouflons dans un délai de trois ans. Sinon, il devra payer.

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